LE RÔLE ÉTONNANT DE LA LUMIÈRE EN OPHTALMOLOGIE

Le protocole de photothérapie IPL et source de lumière non-thermique,     dans le syndrome de sécheresse oculaire

Le syndrome de sécheresse oculaire isolée, ou plus ou moins liée à un contexte de rosacé est très fréquent… et très gênant. Il apparaît lié à 3 facteurs plus ou moins intriqués.

  • L’Inflammation
  • La Vascularite
  • L’Infection bactérienne et/ou parasitaire entraînée par un microscopique acarien, le Demodex.

La difficulté thérapeutique de ce syndrome handicapant, le recours quotidien permanent à différents collyres, très coûteux pour le système de santé, a fait envisager un recours possible des photothérapies thermiques et non thermiques.

Il existe, en effet, dans l’acné et dans la rosacée du visage, une pratique très encourageante de l’association de la lumière pulsée intense ou des lasers thermiques avec des sources de lumière froide (LED et Lasers de basse puissance).

Par ailleurs, la lumière pulsée appliquée sur le pourtour oculaire dans ce syndrome de sécheresse améliore l’état des patients.

Il est donc apparu que cet intérêt étant dû, d’un côté, à l’action anti-infectieuse de la lumière et de l’autre, à son efficacité  sur l’inflammation et les vaisseaux sanguins, dans les longueurs d’onde frontières entre le jaune et le rouge (580 à 600nm), il devait en résulter une baisse de la charge infectieuse, une diminution des télangiectasies et ainsi un ralentissement du processus inflammatoire.

Bien entendu la séquence thérapeutique proposée commence par le balayage en lumière pulsée (IPL) de la zone péri-oculaire. Elle est suivie par l’utilisation d’une source complexe de lumière froide alternant le Bleu, le Rouge et l’Infrarouge.

La durée totale du traitement est de 20 minutes. 

Le balayage totalement indolore de la zone péri-oculaire par la lumière pulsée (IPL) ne prend que quelques minutes…

lumière pulsée (IPL) ne prend que quelques minutes…

Il est suivi d’une séquence particulière de LED et Lasers de basse puissance. Une première pré-étude pilote de ce protocole a été présentée en mai 2019 à Paris au 125ème Congrès International de la SFO.

Les promesses et les premier succès  de la lumière dans le traitement de la DMLA

Une société axée sur le développement de la photobiomodulation (PBM) dans les maladies oculaires, a présenté les premiers résultats finaux de l’essai clinique LIGHTSITE I destiné au traitement de la dégénérescence maculaire sèche liée à l’âge (DMLA) à l’aide de son système d’administration de lumière LT-300.

Les données de LIGHTSITE I ont été présentées à la conférence annuelle 2018 de l’Association for Research in Vision and Ophthalmology (ARVO) par le docteur Marion Munk, MD, PhD, (Département d’ophtal-mologie/Centre de lecture photographique de Berne et directeur général du Centre de lecture photographique de Berne, Hôpital universitaire de Berne).  Le Dr Munk faisait partie de l’équipe de chercheurs.

« Le traitement LumiThera PBM a démontré des réductions du volume de drusen central au cours de l’étude d’un an par rapport au traitement simulé avec une signification statistique à un an (p = 0,05). Le drusen est la pathologie caractéristique de la DMLA sèche et est un important médiateur et marqueur pro-inflammatoire de la progression de la maladie », a expliqué le Dr Munk.

Les avantages cliniques ont été observés jusqu’à un an de suivi, ce qui démontre l’utilisation potentielle de la photobiomodulation (PBM) dans le traitement des patients atteints de DMLA sèche. D’autres études cliniques sont nécessaires pour obtenir l’approbation de ce traitement; LumiThera est en train de développer un instrument commercial pour les ophtalmologistes et planifie d’autres études cliniques pour appuyer l’approbation réglementaire.

Plusieurs études sont par ailleurs en cours actuellement, aux USA et surtout en Allemagne, avec des résultats très prometteurs